Orgasme

Auteur: Alexandra Hubin,
Docteur en psychologie & Sexologue

 

Les chemins vers l’orgasme

Avant toute chose, il est nécessaire de définir l’orgasme. L’orgasme est une décharge physiologique vécue dans le plaisir. Cette définition nous amène à la double nature de l’orgasme. Ce dernier représente, en effet, non seulement une intensité au niveau physiologique mais aussi au niveau émotionnel.

  • Du point de vue physiologique, on observe:
    • un rythme cardiaque et respiratoire élevé;
    • des contractions rythmiques et involontaires des muscles abdominaux et du périnée;
    • des spasmes;
    • ….
  • Du point de vue émotionnel, impossible à observer, les femmes le définissent de façon plus philosophique:
    • « des frissons dans le bas de mon ventre qui s’étendent à tout mon corps »;
    • « des sensations intenses »;
    • « une euphorie douce qui m’envahit des pieds à la tête »;
    • « un tremblement de terre »;
    • « une boule de feu qui irradie tout mon corps »;
    • « une libération »;
    • « un abandon complet »;
    • « un éclair de chaleur »;

La femme peut-elle mettre des choses en place pour atteindre l’orgasme systématiquement? Ce n’est pas si facile, vous vous en doutez.

Surtout, ne vous braquez pas sur cet objectif « atteindre l’orgasme à tout prix ». Au plus vous penserez à la performance au moins vous serez centrée sur les sensations, les stimulations, les émotions, le plaisir, … en d’autres termes, vous serez loin de tout ce qui pourrait vous amener jusqu’à l’orgasme.

Une bonne connaissance de vous-même et de votre corps, et plus précisément de votre sexe et de son fonctionnement sexuel, est le premier sésame nécessaire à une bonne capacité à déclencher, développer et mener à son terme son excitation sexuelle.

Êtes-vous clitoridienne ou vaginale?

Beaucoup de femmes se posent cette question. Certaines seraient-elles clitoridiennes et d’autres vaginales ? Il y aurait-il un mode d’emploi spécifique pour les clitoridiennes et un autre pour les vaginales?

Il est vrai qu’une femme peut vivre un orgasme avec une plus grande facilité lors de la stimulation de son clitoris ou de son vagin, mais tous les chemins du plaisir peuvent s’apprendre. L’orgasme clitoridien n’est donc pas réservé à certaines femmes, et l’orgasme vaginale à d’autres. En fait, cela dépend du type de stimulations et l’un n’est pas mieux que l’autre, le ressenti est seulement différent:

  • L’orgasme déclenché par la stimulation du clitoris est, le plus souvent, jugé par les femmes comme plus intense ;
  • Celui déclenché par la stimulation de la paroi antérieure du vagin apparaît comme plus interne, plus profond, plus subtil.

Alexandra Hubin nous en parle dans l’émission « Sans Chichis » de la RTBF.

Pour visualiser l’extrait vidéo, cliquez sur le lien : clitoridienne ou vaginale?

 

Je n’ai jamais connu l’orgasme, suis-je anorgasmique?

L’anorgasmie est une incapacité à atteindre une intensité d’excitation suffisante pour vivre un orgasme alors que la stimulation sexuelle, voulue dans ce but, a été adéquate en durée et en intensité. Le problème de l’anorgasmie est un problème de seuil : on n’arrive pas à atteindre un niveau d’excitation qui déclenche l’orgasme.

L’anorgasmie peut être dite :

  • Primaire si la femme n’a jamais atteint l’orgasme et ceci d’aucune façon
  • Secondaire si la femme a déjà connu l’orgasme mais ne ressent plus des sommets de plaisir.

Elle peut aussi être :

  • Globale si aucune circonstance ne permet de parvenir à l’orgasme
  • Circonstancielle si l’orgasme peut être atteint dans certaines situations, mais pas dans d’autres
    • durant les masturbations, mais non lors des rapports sexuels
    • avec une personne, mais pas avec une autre

Est-ce fréquent? Seulement un tier des femmes connaissent régulièrement l’orgasme lors de leurs rapports sexuels. On peut ainsi dire que c’est très fréquent.

 

Pourquoi je n’arrive pas à l’orgasme?

Plusieurs facteurs influencent la montée du plaisir, tant des facteurs individuels (éducation reçue, culture, âge, état de santé, …) que relationnels (conflits conjugaux, communication pauvre sur les plans affectif et sexuel, durée de la relation amoureuse, …). Ce manque de plaisir peut également être la résultante d’autres difficultés sexuelles telles que des problèmes érectiles ou une éjaculation précoce chez l’homme, des douleurs, un manque de désir.

Peut-on éprouver du désir et ne pas connaître l’orgasme ?

Oui, les deux ne vont pas de pair. Une femme peut éprouver énormément de désir sexuel pour son partenaire sans pour autant vivre des intensités de plaisir lors de la relation sexuelle.

 

Mon partenaire peut-il en être la cause?

Alexandra Hubin nous en parle dans un article.
Pour le lire, cliquez sur le lien:
l’homme face à une femme anorgasmique, multiorgasmique ou simulatrice

 

 

Des traitements?

Il n’existe, à ce jour, aucun traitement médicamenteux directement lié à l’orgasme. L’équipe de masexualite.be vous suggère néanmoins de faire un petit check-up auprès de votre médecin. Les causes physiologiques engendrant une anorgasmie, même si elles sont très rares, existent.

Des consultations sexologiques peuvent être très bénéfiques. Après une investigation sur les causes de l’anorgasmie, le sexologue établit avec le patient les différents éléments à travailler. Le plus fréquemment, la sexothérapie aide la personne à lâcher-prise, à mieux connaitre le fonctionnement des zones érogènes, à découvrir de nouveaux plaisirs et à améliorer la communication érotique dans le couple.
Cependant, il est impossible pour un sexologue de promettre que, grâce aux consultations, le patient atteindra à coup sûr l’orgasme. Ce spécialiste met simplement toutes les chances du côté du consultant en levant les blocages éventuels et en enseignant les astuces pour y accéder plus facile.

Pour obtenir des réponses à vos questions, trouver un soutien psychologique ou encore commencer une sexothérapie, cliquez que le lien : Alexandra Hubin